C'est un peu plus compliqué:
Le cancer est la multiplication incontrôlée de cellules, due à des mutations génétiques (ADN endommagé) et, de façon occasionnelle, à une prédisposition héréditaire à développer certaines tumeurs.
La majorité des substances chimiothérapeutiques fonctionnent par arrêt de la mitose (division cellulaire), en ciblant efficacement les cellules se divisant trop rapidement. Comme ces substances peuvent endommager les cellules, elles sont dites « cytotoxiques ». Certaines de ces molécules provoquent un véritable « suicide cellulaire » : l'apoptose.
Malheureusement, les chercheurs ne sont pas, à ce jour, capables de localiser des caractéristiques particulières des cellules malignes, qui les rendraient précisément identifiables (mis à part quelques exemples récents tels le « chromosome de Philadelphie » ciblé par le mésilate d'imatinib). Cela implique que d'autres cellules à division rapide, telles les cellules responsables de la pousse des cheveux ou de la régénération de l'épithélium intestinal, ou les cellules sanguines, sont également affectées. Ceci explique les effets secondaires couramment rencontrés, comme la perte des cheveux, les infections (destruction des globules blancs), anémies (destruction des globules rouges) et les hémorragies (destruction des plaquettes). Cela nécessite parfois des moyens de lutte contre ces effets secondaires : mise en chambre stérile, transfusions sanguines, injections d'érythropoïétine (EPO)...
Cependant, certaines molécules produisent moins d'effets secondaires que d'autres, autorisant les médecins à ajuster les régimes à l'avantage de certains patients, dans certains cas.
Étant donné que la chimiothérapie affecte la division cellulaire, les tumeurs à forte croissance (cas des leucémies ou de la maladie de Hodgkin) sont plus sensibles au traitement car une grande partie des cellules tumorales effectuent des divisions cellulaires en continu.
Les substances chimiques utilisées affectent plus efficacement les « jeunes » tumeurs (c'est-à-dire les moins différenciées) car généralement, à un plus haut niveau de différenciation, la propension des cellules à se multiplier diminue. Autour du centre de certaines tumeurs solides, il n'y a plus de division cellulaire, ce qui rend ces cellules insensibles à la chimiothérapie. Un autre problème avec les tumeurs solides est que les agents utilisés atteignent rarement le centre de la tumeur. Pour résoudre ce problème, on a recourt à la curiethérapie et, bien sûr, à la chirurgie.
'Stelle&cie vous présente le témoignage du jour :
La chimiothérapie, comme son nom l'indique, est trèèèès chimique. Il n'y a que ce moyen pour détruire les cellules cancéreuses (petites malignes). La chimio n'étant pas très intelligente (ça il me semble que je le redis plus bas) elle ne fait pas la différence entre gentilles et méchantes cellules. Elle ne se gênrait donc pas pour détruire sans pitié l'artère qui la conduit dans notre corps. D'où nécessité de faire passer la chimio dans une artère très grosse. par exemple, la sous-claviculaire (droite dans mon cas). Hé hop, sur le billard (xD). Dodo, et puis à votre insu, coupe, coupe on vous ouvre une bande de 10 cm sous la clavicule et bidouille bidouille on vous ouvre l'artère pour vous planter un petit tuyau dedans. Ce petit tuyau est relié à une capsule avec une membrane souple. On vous la fourre quelque part (là où y a de la place) et on rebalance la peau par dessus. Alors, bien sûr ça fait une bosse un peu bizarre et malgré les prédictions de très bonne cicatrisation, vous vous apercevez que même 1 an et trois mois après l'avoir retirée, vous avez toujours une sacrée balafre. Dans mon cas, je l'ai gardée exactement un an. Avec elle, je pouvais aller à la piscine et vivre normalement. Par contre, "piquer" dedans, ça fait trèèès mal.
^^ bye !
je sais, c'est de nouveau super compliqué.... pour simplifier je vais vous dire que pour ma maladie il y a trois sortes de traitments (1, 2 ou 3 selon la gravité) et que malheureusement je me tape le numéro 3.
Du coup toutes les semaines on me fait des injections par une perfusion que j'ai sur le devant du cou
et j'ai bien sur des tonnes de médoc à prendre chez moi....Et ce traitement numéro 3 il est pas sympa du tout...
Soit dit en passant, toujours pour votre culture générale (hé oui ça fait du bien d'être beau de l'intérieur !) :
Les dangers de ce traitement sont multiples :
Bien évidemment l'aplasie --> la chimio n'est pas suffisament intelligente pour ne détruire que les méchantes cellules, elle détruit tout ce qui porte le nom de cellule dont celles de l'estomac (vive les nausées), des muqueuses (vive les aftes), des cheveux (achtung pas de moqueries ou jme fâche sérieusement) et surtout celles du sang donc : plus de globules rouges (pfou ces trois misérables marches sont une épreuve), plus de globules blancs (le masque protecteur vous donne des liens de parenté avec un extra terrestre) et plus de plaquettes (ne me touche pas, tu vas me faire un bleu !!)...pas évident...
Je vais m'arrêter ici pour aujourd'hui